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Réunion des Ministres des Affaires européennes avec Mme Margot Wallström

La réunion informelle des 27 ministres des Affaires européenne à Brest avec Mme Margot Wallström, vice présidente de la Commission en charge des relations institutionnelles et de la stratégie de communication revêt une importance toute particulière en ce début de présidence française de l’Union européenne. C’est dans notre ville que va se discuter les orientations de la communication et de la mobilisation citoyenne. Je me réjouis que cette réunion puisse se tenir dans notre ville et notre région.

La question des ratifications du traité de Lisbonne par aujourd’hui 85% des Etats membres mais récemment rejeté par l’Irlande sera au cœur des discussions. Il faut trouver une porte de sortie à cette situation. La réunion de Brest est idéale pour une rencontre visant à régler la question institutionnelle posée par cette non ratification afin que le processus européen puisse aller à son terme avant les élections de juin 2009.

Ce serait bien si à Brest une rencontre bipartite entre les représentants irlandais et ceux de la Commission et de la PFUE pouvait apporter des réponses claires aux européens.

Mais c’est aussi le moment de se poser la question du sens profond de la construction européenne, à la fois dans sa dimension citoyenne et internationale. Il s’agit de répondre à la question : « quelle Europe voulons construire ensemble et pour que faire ? ». C’est-à-dire comment faire aimer l’Europe à ses citoyens, faire naitre un sentiment d’appartenance à l’Union?

Il y a ici beaucoup à attendre de l’échange entre les ministres et la vice présidente notamment en matière de communication, d’information, de pédagogie. L’Europe est concrète et quotidienne mais les Etats membres ne savent pas le dire. Une mise en valeur des symboles est ici nécessaire et une visibilité de ce qu’elle fait également.

Un autre thème est celui de la mobilisation et la participation citoyennes. Comment en effet entendre ce que les citoyens ont à dire et traduire ce qu’ils expriment dans des faits politiques concrets ?. Au travers les rejets français, hollandais et irlandais ce n’est pas l’Europe qui est en cause mais la manière dont ses citoyens perçoivent sa construction. Les citoyens ne distinguent pas de la même façon que les gouvernants les effets à moyen terme géostratégiques et politiques. Ce n’est par ailleurs pas sur des traités qu’il faut faire s’exprimer les peuples (à réserver aux diplomates et parlementaires) mais sur des textes de valeurs et de sens.

Ce serai bien si à Brest émergeaient les outils de la mise en œuvre d’une conscience européenne des citoyens de l’Union.

D’autres questions importantes de la présidence française vont aussi en cette direction : celle du rôle du sport dans la société et le lendemain à Roscoff celles de la strategie maritime, de la sécurité maritime et des normes sociales.

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