Morucci Europe Blog

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En prononçant son discours de Nîmes, le président de la République a lancé la campagne politique pour les élections européennes. Une campagne qui, il faut le reconnaitre, a bien du mal à décoller. Fort de sa présidence européenne, le président a pris l’initiative des orientations possibles pour l’Europe. Il oblige désormais les partis politiques à se prononcer et à s’engager, à dévoiler leurs perspectives pour l’Union. Espérons que cela marque la fin des slogans creux du type « nous voulons une autre Europe » comme cela met fin à la confusion entre objectifs et des moyens. Il ne s’agit plus de s’affirmer comme génériquement européen maintenant, il faut le démontrer et proposer un avenir à l’Europe.

En affirmant qu’il faut une Europe des politiques communes, le président français touche à la question du sens profond de la construction européenne. Sa phrase peut paraitre anodine a la première lecture mais porte en elle le corpus susceptible de construire un véritable débat européen en France mais aussi dans les autres pays de l’Union. Avoir des politiques communes ce n’est plus faire de l’Europe un simple espace économique mais une entité dotée de capacités décisionnelles et institutionnelles.

Il convient donc que l’on s’y penche avec un minimum d’attention. Un premier point et que la président s’est positionné par rapport aux perspectives des fondateurs de l’Europe. Affirmer qu’il faut des politiques communes ouvre le débat sur la gouvernance de l’Union européenne et des Etats membres et recale la facilité intergouvernementale de conforter des coopérations renforcées. Ces dernières si elles sont utiles à la prise de décision voire à l’expérimentation ne peuvent être durables au sens où elles engagent des processus de compétition plutôt que l’élaboration des politiques communes.

Il y a donc un minimum de cohérence et de cohésion a avoir dans la manière de penser l’Europe et de la faire vivre. A ce sujet on peut raisonnablement espérer que la crise a ouvert les esprits sur la nécessaire capacité de l’Europe à influencer les choix mondiaux en matière d’économie, de production industrielle et d’échanges commerciaux. Pour cela elle doit parler d’une voix claire et forte. Prôner une politique commune économique entraine d’autres nécessités à commencer la mise en place d’une politique étrangère commune garante de la position de l’Union dans le jeu planétaire.

Cela veut dire inévitablement plus d’Europe donc plus de pouvoir institutionnalisés mais celui-ci contrôlé démocratiquement. C’est tout l’enjeu de ces élections européennes. Cela veut dire aussi moins d’interférences des Etats membres sur les compétences partagées même si ceux-ci gardent leur entière souveraineté. Sans doute le processus ne peut que se mettre en place qu’avec la ratification annoncée du traité de Lisbonne. La démarche est, en ce sens, presque mécanique.

D’ailleurs le président engage ses concurrents à se prononcer sur ce chemin. Comme il les amène aussi sur le terrain de la plus pure politique. Ce que les socialistes ont bien compris lorsqu’ils appellent, de leur côté, en un marquage partisan plus net au parlement européen. Nous avons là une première preuve que les élections européennes aboutiront à une prise de responsabilité accrue d’un parlement européen. En tout cas avec la question des politiques communes, le choix sont ouverts. Mais il ne reste que peu de temps, moins de 4 semaines, avant les élections du 7 juin

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