Morucci Europe Blog

Chronique européenne d’Emmanuel Morucci sur RCF

Ce jeudi, son Excellence Pavel Fischer, ambassadeur de la République Tchèque, pays présidant l’Union européenne effectue une visite bretonne, à Brest, à l’invitation de la Maison de l’Europe de cette ville. Si les échanges entre les deux régions sont à l’ordre du jour, l’ambassadeur porte dans sa valise les éléments d’un premier bilan d’une présidence qui à fait suite à celle de la France. On peut en être assuré, les choix engagés par le groupe des 3 présidences emmené par la France, ont été poursuivis durant ces six derniers mois tout comme ils trouveront une suite dans la présidence suédoise qui débute ce premier juillet.

Une Suède qui présente ses priorités : Changements climatiques dans la perspective de la Conférence de Copenhague, Avenir du Traité de Lisbonne, Crises économique et financière, Adhésion de la Turquie à l’UE, Situation en Iran, Situation dans les Balkans occidentaux.

Une présidence que l’on peu imaginer fortement impliquée dans les questions touchant le changement climatique, le développement durable mais aussi le programme 3 E, entendez énergie, économie et Europe dans le monde. En ce domaine, le travail n’est pas mince. La réflexion doit amener l’Union européenne à imaginer son devenir énergétique, c’est-à-dire à la fois assurer et sécuriser son approvisionnement et produire en utilisant les technologies connues à ce jour mais en privilégiant pur une part importante aux énergies renouvelable ou propres. Pour y parvenir, UE et Etats membres devront montrer leur bonne volonté et faire en sorte, qu’au niveau des particuliers, le’ jeu en vaille rapidement et réellement la chandelle afin que chacun s’investisse dans un projet. Mais cela suppose des modifications importantes des comportements industriels et de consommation.

La Suède est aussi attendue sur le règlement de la crise financière. L’euro doit jouer un rôle important comme monnaie internationale complète et représenter une réserve monétaire au même titre que le dollar. Un travail de persuasion en perspective pour la présidence suédoise qui devra amener les Etats membres à se positionner afin que l’UE ne parle que d’une seule voix. Au-delà de la politique étrangère dont nous verrons s’installer les structures après la ratification du traité de Lisbonne, c’est bien sur cette question de la monnaie que l’Union doit construire ses propres règles et les faire admettre à l’extérieur de l’Union. Bien sûr une des charges importantes pour la Suède sera la préparation européenne de la Conférence de Copenhague, sommet des Nations Unies consacré au changement climatique et à la définition des mesures à prendre de manière commune à l’échelle de la planète. Sur un tel sujet la cohérence de l’Union et la cohésion des décisions des Etats membres sont attendues.

Autre changement de ce début d’été, en France le Secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes Bruno Lemaire devient ministre de l’alimentation et de l’agriculture. Ce fut un court passage après le départ de Jean Pierre Jouyet qui avait assuré le succès de la présidence française de l’UE. Bruno Lemaire laisse la place à Pierre Lellouche, avocat de profession et jusqu’ici représentant spécial de la France pour l’Afghanistan et le Pakistan.

Voilà , il me reste à vous remercier de votre écoute fidèle à cette chronique et à souhaiter à chacune et chacun un bel été et de bonnes vacances.

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on Google+0Share on LinkedIn0
Author :
Print