Morucci Europe Blog

Une présidence inaugurale

On attendait un leader charismatique nous avons un fédérateur, travailleur discret. On attendait aux affaires internationale une sorte d’Hillarie Clinton nous avons une administrative. Là où on attendait un couple de premier plan capable de représenter l’Union européenne sur les places mondiales nous risquons d’avoir un quintet plus ou moins communicant.

Les chefs d’états et de gouvernement n’ont pas répondus aux attentes des citoyens de l’union qui voyaient dans la mise en application du traité de Lisbonne une occasion d’engager l’Europe autour de personnalité fortes de premier plan. Ils n’ont pas voulu prendre de risque et laisse la place médiatique au couple franco-allemand.

La prochaine fois peut être. Mais alors cela voudrait dire que le choix de ces deux personnalité belge et britannique répondrait au mieux aux exigences d’une reforme institutionnelle un peu lourde et complexe à mettre en œuvre. C’est sans doute là le nœud de ce choix. Mettre d’accord 27 Etat membres n’est pas facile. Le paradigme européen n’étant pas le même pour tous. Entre vision et application concrète la stabilité et la consolidation de la structure sont des impératifs. Et puis une diplomatie commune n’est pas simple a construire. Il va falloir trouver les femmes et les hommes, organiser les canaux de communication, recueillir les avis, les synthétiser, obtenir les accords des diverses institutions. D’autant que madame Aston sera aussi vice-présidente de la Commission européenne dont on imagine bien que son président Manuel Barroso ne compte pas jouer les seconds rôles.

Et puis Président du Conseil et Haut représentant ne sont pas des personnalités esseulées. Il va leur falloir constituer équipes professionnelles et administrations propres. Sinon ils n’auraient aucun moyen de fonctionner. Ceci va prendre du temps. On comprend alors pourquoi certains ne se sont pas précipité. Ils le feront lorsque la machine sera opérationnelle dans deux ans et demi.

Enfin il fallait sans doute aussi repartir les compétences entre les Etats à monnaie européenne et ceux qui n’en sont pas (encore), tenir compte des visions politique de la poursuite de l’Union européenne, entre fondateur et pays entrés plus tardivement, entre ceux qui ont une espérance sociale et ceux qui ne voient en L’Europe qu’un marché. Et puis on imagine ni Angela Meckel ni Nicolas Sarkozy, flanqués d’un président issu de leur propre pays qui auraient pu mettre en concurrence des décisions politiques internes et extérieures.

Enfin on peut dire que l’un et l’autre des impétrants sont couverts pour l’hiver. Peu connus des médias et du grand public on n’a pas cherché a mettre en avant leurs qualités ; compétences et expériences. Cela prouve que la majorité politique des européens et la citoyenneté sont encore bien loin de la réalité car il y a méconnaissance totale de ce qui se passe chez nos voisins et partenaires. On ne connait pas les responsables politiques des autres pays. On est encore bien loin de l’élection d’un président au suffrage universel.

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