Morucci Europe Blog

J’ai toujours pensé qu’il fallait lier les évènements entre eux et non les traiter séparément. Tout comme on ne peut dissocier le local du global. Partant ce principe, je me suis demandé quels effets pouvaient produire une entreprise aussi complexe que peut l’être le débat sur l’identité nationale.

Est il l’arbre qui cache une forêt ? voire même plusieurs forêts ? on peut le penser.

En ciblant un public musulman le débat sur l’identité nationale a été vidé de son sens et à mis de côté des pans entiers des identités mutiples qui sont les nôtres. Il a surtout occulté l’appartenance à l’Union européenne. Peut-on croire qu’en ces temps de crises economique financière et politique cela permets aux gouvernants de se positionner comme seuls interlocuteurs d’une population faignant ainsi d’ignorer que nombre de decisions importantres se prennent au niveau communautaire.

Ramener le drapeau français devant les ecoles est certes une bonne chose mais les couleurs françaises ne peuvent etre montées sans que celles de l’Union le soit egalement. Se sentir français c’est aussi se sentir européen. Sinon les 60 années qui nous separent de la declaration de Robert Schuman auront été vaines.

L’Identité ne peut se concevoir sans que l’idee de citoyenneté nationale soit clairement declinée. Mais notre citoyénneté est double : nationale et européenne. Selon les traités la citoyenneté européenne depend de la nationalité. Mais alors, en occultant la dimension supranationale dans le debat, L’Europe serait-elle une nouvelle fois placée en retrait du projet politique gouvernemental ? Et ceci avec un accord tacite de l’opposition ?

Autre foret cachée par l’arbre du debat sur la nationalité, le rôle que les Etats membres jouent dans la crise de la monnaie unique européenne. Sans doute a-t-on a créé la monnaie mais sans aller au bout des choses. Pas de gouvernement économique, pas d’outils de contrôle et aucun outil de solidarité en ces temps où des etats trebuchent. Il faudrait donc aller plus loin dans l’intégration pour etre plus solides. Mais cela ne peut fonctionner qu’à la condition de se sentir fortement européen. Le debat sur l’identité nationale, en occultant la dimersnion européenne va donc à l’encontre d’un developpement réel et serieux du sentiment d’appartenance à l’Europe.

Nos gouvernants annoncent la création d’une une commission. Très bien. même si ces dernier auraient ete inspirés de la convoquer avant de lancer le debat. L’avis de chercheurs en sciences humaines et sociales, d’historiens, de sociologues, et autres anthopologues auraient permis de saisir toutes les dimensions, toutes les facettes d’un sujet véritablement complexe que je crois nécessaire à la construction intellectuelle des Français et des Européens. Et dont il ne faut pas avoir peur. Je postule que ce débat doit se poursuivre mais en y intégrant maintenant et précisément la dimension de l’appartenance à l’Union européenne. Cela obligera a se definir clairement vis-à-vis de cette Union voulue mais peu soutenue. Les crises que nous connaissons et qui sont toutes en interactions devraient au moins avoir le merite de forcer la reflexion sur les choix strategiques et le devenir de notre monde comtemporain.

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