Morucci Europe Blog

Chronique du 9 juin 2010 – RCF

Si Le paradoxe révéle la complexité inattendue de la réalité alors la construction en est un. Alors que l’Union se débat dans une crise qui n’en finit pas, les Etats membres ne savent plus très bien vers où ils doivent aller.

France et Allemagne, moteurs inconstestés du projet européen marchent certes main dans la main mais en essayant de conserver un leadorat personnel entre eux et sur les autres pays de l’Union.

Si l’on voit bien que l’Union se resserre sur sa zone monnataire, l’idée d’une gouvernance économique apparaît comme de plus en plus incontournable. Là est un paradoxe important. Autant la France soucieuse de préserver sa grandeur se fait chantre d’un tel projet intégré autant l’Allemagne, fédérale par essence résiste à l’idée de transferer completement ce pouvoir économique à l’Union. Une raison est que par un fédéralisme européen, la dimension nationale de l’Etat allemand se verrait reduite. En effet, entre les territoire des landers et la dimension communautaire, l’espace décisionnel économique n’aurait que peu d’importance.

Paradoxe encore, alors qu’un mouvement d’approfondissement se met en place au fil des jours, l’idée des élargissemetns refait surface avec l’ouverture prochaine aux Balkans. Celle-ci se voyant appuyée par l’entrée de l’Estonie dans la zone euro.

A propos d’approfondissement, dans la ligne de la proposition que je formulais ici, il y a deux semaines de la nécessité de rédiger un Traité des Solidarités européennes, des voix s’élèvent pour demander une refonte des traités actuels.

Les crises attisent les paradoxes, parmi ceux qui se sont opposé au traité constitutionnel une prise de conscience d’importance de l’Union est en train de s’operer. La demande de plus d’Europe, n’est plus une hérésie. Par contre là où tous se rejoingnent c’est sur l’imperative necessité de construire une Europe sociale. La reflexion sur les retraites, l’égalité de traitemetn des citoyens de l’Union se fait jour.

L’europe n’est donc pas achevée. Bien loin de là. Il y en core du chemin à parcourir. Les 15 dernières années auront marqué les limites d’un modele européen basé sur le systeme des cooperations renforcées. Ce n’est pas lemodele qui convient à une entité politique et identitaire dotée d’une monnaie commune. Les crises et l’industrialisation de la Chine et d’autres pays émergeants, leur approche commerciale agressive oblige les Européens a se reprendre et à optimiser leur organisation. L’enjeu est celui de la justice sociale et de la prosperité, de la paix et des valeurs partagée.

Cela aussi est un vrai paradoxe. Mais comme le disent les philosophes, le paradoxe est un puissant stimulant pour la reflexion.

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