Morucci Europe Blog

Chronique d’Emmanuel Morucci – 8/12/10

Les tensions au sein de l’Union européenne sont grandes en ces temps de crise et d’incertitude. Les relations internationales s’avèrent complexes et celles qui animent les échanges entre système bancaire et économie de plus en plus distendues. Les peuples expriment à juste titre leurs inquiétudes et leur ras le bol. De quoi demain sera-t-il fait ? Comment se fait-il que dans une Union aussi riche que peut l’être l’Europe, il y ait encore

80 millions de pauvres. Des personnes qui ne mangent pas à leur faim et qui sont démunies de ce qui est la norme pour la plupart.

Question que se posent les associations qui œuvrent en faveur des plus démunis. Ils se mobilisent afin que le PEAD, le plan européen d’aide aux plus démunis, ne soit pas supprimé. Il est important car de plus de 500 millions d’euros. Une logique voudrait que ce plan quitte le domaine de la politique agricole commune pour

entrer dans un plan social européen. Les pays ne sont pas d’accord entre eux.

Les logiques gouvernementales ne sont pas les mêmes car au bout du compte ce sont les budgets nationaux qui se verront en responsabilité de cette aide. En même temps, on peut se poser la question de la réalité qui fait peser sur la PAC un tel plan. Puisqu’il ne s’agit plus, comme c’était le cas dans les années 70, d’écouler puis de transformer des surplus stockés. La PAC doit se reformer et permettre à la profession agricole, tout Etat membre confondus, de se construire un avenir dans un cadre globalisé et dont on cherche la perspective de développement durable.

La semaine dernière, je disais sur cette même antenne que les valeurs devraient être remises sur le plan fondamental de la construction sociale. C’est bien le cas. Comment imaginer une Union européenne en devenir sans cette mise en valeur ? Comment penser, après les secousses que l’on a connues, envisager une réelle communauté de destin ? Quel chemin emprunter ? Celui des sirènes des nationalismes et des populismes censés avoir la solution miracle après des sorties massives de l’euro ? Comment dans cette perspective faire porter du fruit à ce projet européen, voulu par nos prédécesseurs dans une perspective de paix et de prospérité?

N’est ce pas au contraire de plus d’Europe que nous avons besoin ? Une Europe espace de liberté certes mais une Europe plus régulée ? Une Europe capable de se projeter dans les décennies qui viennent ? Tout ceci dans un cadre de relations internationales plus justes pour chaque habitant de la planète ?

Entre vision a court terme et favorable à une minorité, je choisis la vision a long terme, celle qui donnera à chacun sa chance en étant partie prenante du destin

commun.

Emmanuel Morucci

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