Morucci Europe Blog

Au moment où l’Europe se prépare à la fête de Noël, les problématiques ne manquent pas. Il s’agit de juguler durablement les effets des crises que l’Union et les États membres ont dû traverser ces derniers mois. Le sommet qui s’est déroulé à Bruxelles la semaine dernière traduit la volonté des chefs d’Etats et du Gouvernement à donner de la stabilité à l’Euro et donc à l’Union.
Dès le mois de janvier, le Conseil va entériner la stratégie Europe 2020. C’est le projet ambitieux et d’envergure destiné à remplacer la stratégie de Lisbonne qui, il faut bien l’avouer, n’a pas atteint les objectifs espérés. C’est à la suite d’une consultation publique qui a recueilli plus de 1 500 contributions que la Commission européenne a proposé les bases de la stratégie européenne EUROPE 2020. Que peut-on en dire aujourd’hui ?
Cette stratégie est d’abord basée sur 3 priorités mettant en évidence l’idée de croissance. Une croissance qui devra être intelligente. Il s’agit de développer une économie fondée sur la connaissance et l’innovation. Elle devra être durable. C’est-à-dire promouvoir une économie plus efficace dans l’utilisation des ressources, plus verte et plus compétitive. Enfin, elle se veut inclusive. Elle devra donc encourager une économie à fort taux d’emploi tout en favorisant la cohésion sociale et territoriale.
Déjà, le Parlement et le Conseil européen se sont prononcés en faveur de ces 3 grandes orientations. Les deux institutions ont souligné le rôle déterminant de la politique de cohésion. Elles comptent aussi sur la politique de développement rural pour mettre en œuvre la stratégie Europe 2020. C’est ici que l’on trouve l’idée d’une gouvernance à plusieurs niveaux. Elle favorise en particulier l’implication des régions et des villes. Deux dimensions qui apparaissent comme une clé de la réussite de la stratégie Européenne.
Il s’agit bien d’atteindre quelques grands objectifs à l’horizon des dix ans qui viennent. Nous pouvons en citer quelques uns. C’est par exemple porter de 69% à 75% le taux d’emploi de la population âgée de 20 à 64 ans. En matière de recherche et de développement, l’Union veut atteindre 3% du PIB. Une ambition est d’atteindre les objectifs dits «20/20/20» : réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % par rapport aux niveaux de 1990 (ou de 30% si d’autres pays développés s’y engagent) ; faire passer à 20 % la part des sources d’énergie
renouvelable dans notre consommation finale d’énergie et augmenter de 20 % notre efficacité énergétique.
Enfin, l’Europe veut se donner les moyens de lutter contre le décrochage scolaire en ramenant son taux à moins de 10 % (15% actuellement) et porter à 40% la part de la population âgée de 30 à 34 ans diplômés de l’enseignement secondaire. Plus important encore, l’Union espère réduire de 25 % le nombre d’européens vivant au-dessous des seuils de pauvreté nationaux, afin de faire sortir 20 millions de personnes de la pauvreté.
Emmanuel Morucci

Team Europe-France

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