Morucci Europe Blog

En entrant dans la zone euro au premier janvier le Petit Poucet estonien sème les cailloux blancs de la confiance dans la monnaie unique. Pour les uns c’est au pire moment de la crise financière que Tallinn rejoint le groupe des 16. Pour les autres, le pays balte montre l’exemple à des états membres qui soufflent le chaud et le froid depuis des semaines.

C’est en tout cas une vraie leçon de lucidité et d’optimisme que donne ce pays de 1,3 millions d’habitants en devenant le 17e membre de la zone euro. Il est aussi et cela mérite d’être souligné, le 3e pays ex-communiste à adopter la monnaie commune. Avant l’Estonie, la Slovénie avait fait le pas en 2007 et la Slovaquie en 2009.

Le premier ministre estonien souligne les bénéfices pour ses compatriotes qui n’auront plus besoin de changer sa monnaie lorsqu’ils voyageront dans l’Union. Certes, mais, de plus, il est certain que l’euro va soutenir les échanges commerciaux. En fait, il compte développer plus facilement une économie stable et attractive avec la monnaie unique qu’avec la couronne estonienne.

En réalité, l’Estonie apporte en cadeau de nouvel an à ses partenaires européens une certaine rigueur budgétaire sur laquelle nombre de pays pourront prendre exemple. Avec sa prévision pour 2010 d’un déficit public équivalant à 1,3% du produit intérieur brut et une dette de 7,2% du PIB en 2009, l’Estonie sera le meilleur élève de la zone euro.

L’ Estonie ouvre la voie à d’autres États baltes, comme la Lettonie et la Lituanie. Ces derniers ne devraient pas intégrer la zone euro avant 2014. Mais déjà, même s’il existe des complexités dans la gestion commune de l’euro, ces pays réalisent peu à peu qu’avec les épisodes Irlandais, Grec et portugais, « Il y a plus de risques à être dans la zone euro qu’en dehors » comme l’affirme le gouverneur de la banque centrale polonaise dont le pays n’a toujours pas adopté la monnaie unique.

Reste, et cela peut être un vœux très pieu pour l’année 2011, à la zone euro à s’organiser pour s’acheminer vers une gouvernance politique et économique et financière qui assurera le devenir de cette région du monde dans le jeu mondialisé et dans le succès de la stratégie mise en place par l’Union d’ici à 2020.

Dernière chronique de l’année 2010, je vous présente mes vœux pour l’année 2011 qui approche. Elle devra immanquablement être une année du changement et des transformations. Les temps sont durs mais les projets optimistes. L’ Euro tiendra car les États-Membres le soutiendront. Avec eux et par eux, l’Union sera un acteur plus affirmé et déterminé. L’objectif commun est, désormais, de re-stabiliser rapidement l’Union européenne dans ses perspectives de paix, de prospérité et de solidarité, mais aussi d’innovation et de développement. Ces valeurs, européennes, avec celles de l’amitié entre tous les peuples, réapparaissent et nous les voulons fortes. Je formule le vœu qu’elles deviennent un moteur pour l’année 2011 et que chacun, y compris collectivement, se sente mieux et s’ouvre sur des perspectives nouvelles. Bonne fin d’année.

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