Morucci Europe Blog

Chronique du 12 janvier 2011

Chronique d’Emmanuel Morucci – 12/01/11

Comment faire comprendre aux français que l’Europe

est nécessaire et vitale ? C’est la question que se posait

Anne Houtman, Chef de la Représentation en France de la

Commission européene lors de sa visite à Brest cette semaine.

Les crises ont été bénéfiques, dit-elle. Elles ont permis aux chefs

d’Etats et de gouvernements de prendre en main le contrôle

financier ainsi que la finance économique.

C’est comme la santé, poursuit-elle, lorsque l’on se porte bien

on ne se pose pas de question. C’est seulement lorsque la

maladie est là que l’on modifie son comportement, son regard sur les choses et

que l’on prend les décisions qui s’imposent.

Pour l’Europe c’est pareil.

Finalement, cela revient à dire que l’on pense Europe seulement lorsque l’on a

peur de quelque chose.

Il faut miser sur l’echelon local. Les collectivités locales et territoriales, régionales

sont des dimensions complètement impliquées dans le projet européen.

C’est aussi; bien souvent, les lieux de la réalisation concrète des décisions

européennes.

Pour cela, Anne Houtman fait ses propositions.

Nouvellement nommée, ses choix méthodologiques se portent sur l’écoute et le

débat. Elle met en avant les autorités locales que sont les Centres d’Information

Europe Direct, souvent des Maisons de l’Europe.

Il s’agit de bien montrer ce que souhaitent les citoyens de l’UE.

Le projet européen est important et essentiel mais, il existe plusieurs choix possibles,

des objectifs politiques différents y compris dans le contenu d’un traité.

C’est le cas du traité de Lisbonne comme c’est le cas pour la stratégie de

Europe 2020 intelligente , durable et inclusive que la Commission veut mettre en

place d’ici à 2020 et que les chefs d’Etat et de gouvernements veulent valider

en février prochain.

Emmanuel Morucci

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