Morucci Europe Blog

Pour cette dernière chronique de la saison, et avant de profiter de vacances sans doute bien méritées, penchons nous un instant sur cette habitude nouvelle qui voudrait que l’on dise que l’euro serait en train de disparaitre.
Bien sur, dans le jeu politique des souverainistes de gauche
comme de droite, l’idée peut faire son chemin. Elle est même un fond de commerce possible. Sauf a se poser la question « que peut produire une telle incitation politique », quels sont les effets sur les populations européennes et françaises ? Et cette question qui se la pose ?
Que des politiques tentent par objectif partisan de semer le trouble dans l’esprit des électeurs et citoyens est une chose. Que des économistes dont une certaine presse publie les échos fassent l’apologie du retrait de la monnaie en est une autre. Ils ne sont en effet pas sans savoir ce qu’occasionnerait le retour aux monnaies nationales.
Dans un monde ou? les jeux économiques se développent autour de puissances régionales avec une entrée tonitruante des pays émergents, Brésil, Russie, Inde, Chine, les positionnements se feront demain au niveau des regroupements d’états. La survie économique de l’Europe est a ce prix. Il est donc complétement irresponsable de pousser les gens a? croire que sortir de l’euro peut être une solution. Bien au contraire.
Ceci dit, les difficultés que connaissent les pays européens sont bien re?elles. L’euro n’en est surement pas la cause. En tout cas pas uniquement. Sans doute faut-il voir du côté des politiques économiques et des velléités des États membres a vouloir conserver a tout prix un leadership de différenciation. A jouer a? qui sera le meilleur ou le leader en Europe.
Une approche peut mettre tout le monde en accord. L’euro n’a de raison d’être qu’a la condition de concerner toute l’Union européenne. L’idée avancée par le président de la Banque centrale de nommer un ministre Europe en des Finances va dans cette direction. En effet, une monnaie unique ne peut jouer pleinement son rôle sur les places internationales qu’a la condition d’être pilote au niveau d’une politique économique et financière commune. Ce n’est donc pas la sortie de l’euro qu’il convient de viser mais au contraire son approfondissement. Cela veut dire aussi que l’intégration européenne doit être poussée et que les règles deviennent communes pour tous les pays sur la base d’une élaboration d’un projet commun. La route est donc ouverte pour un nouveau traité.
Emmanuel Morucci

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