Morucci Europe Blog

L’Europe est confrontée depuis quelques mois à une crise particulièrement grave. La situation ne provient pas forcement de l’Union européenne car internationale mais elle a des conséquences lourdes sur son quotidien et son devenir.

Qualifiée de financière la crise est financière et met en cause l’économie. Grand accusé par facilité, ce n’et pas l’euro qui est en cause comme ce n’est pas non plus le capitalisme en tant que tel mais la forme de capitalisme non maitrisable par les Etats et organisations internationales qui échappe a toute régulation.

Il n’empêche que l’Europe souffre. Certains des ses pays membres sont au bord de l’implosion. Les Etats membres jouent l’essentielle solidarité en appuyant notamment le plan de sauvetage de la Grèce mais ce dernier se réjouit pas les citoyens de l’Union qui entrevoient un avenir immédiat assombrit. On les comprend.

De leur côté les politiques semblent impuissants offrent aux citoyens une image qui manquent d’imagination. A moins qu’ils ne manquent de courage pour aller plus loin. En France, en Allemagne on tente avec une réelle détermination a recoller les morceau et maintenir la structure européenne debout.

Mais on est arrivé au bout de ce qui depuis des années voire des décennies fait de l’Europe un projet inachevé. Il ne s’agit pas de recoller des morceaux d’un puzzle désormais fragile mais de mettre en œuvre ce qui est de nature à construire une véritable Union européenne, capable de prendre des décision et de gouverner.

Bien sûr il faut remonter aux années 90/93 au moment du débat départageant promoteurs de l’approfondissement et adaptes de l’élargissement. A l ‘époque les Européens ont cédé a la vision libérale imposée par la Grande Bretagne. Ce ne sera pas l’approfondissement par la citoyenneté, l’Europe politique et sociale. Non le choix sera celui de l’élargissement sans mise en place des instituions idoines. Plus tard le rejet du traité constitutionnel par la France n’a rien arrangé. Nous en payons les conséquences aujourd’hui.

Alors ce qui ne s’est pas fait au fil du temps va-t-il se réaliser de façon brutale et rapide. ? Certains le pensent. Une chose est certaine. Il va falloir mettre en place un système qui donne à l’Union une capacité de gouvernance et des instances de régulation des comportements économiques et financiers dont je parlais plus haut. Peut être allons nous assister à de nouveaux transferts de compétences. Le débat sur le fédéralisme européen est relancé. Tout comme celui de la démocratie Et l’alternative est simple fédérer ou périr. Manuel Barroso affirme être confiant en l’avenir. L’Europe sortira plus forte de cette crise. Il est rejoint par l’ancien chancelier Gerhart Schröder. Le temps de faire de l’Union européenne une vraie collectivité territoriale est arrivé, l’Etat nation du 19e se transforme et va permettre de nouveaux axes à la prise de décision en Europe, a la relation internationale, à la construction d’un projet économique quitte à réduire et consolider le fédéralisme aux Etats qui sont à l’origine de la construction européenne.

 

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on Google+0Share on LinkedIn1
Author :
Print