Morucci Europe Blog

La question n’est plus de savoir qui de l’Allemagne ou de la France a perdu de sa souveraineté. Le problème est désormais d’amener le projet européen à son terme. Lors de sa déclaration Schuman proposait un modelé de construction européenne. Lui même répondait à cette idée véhiculée depuis Victor Hugo puis par Winston Churchill, ou encore Aristide Briand de porter sur les fonds baptismaux les Etats-Unis d’Europe. Et puis peu à peu l’idée s’est effacée au profit d’une coopération intergouvernementale qui a éloigné de son but initial le projet initial.

Tout cela n’était pas bien grave du moment que l’on préservait la paix et la croissance étant là durant plusieurs années, la compétition entre les Etats membres était la norme communément admise.

Seulement voilà depuis quelques années les crises économiques et monétaires ont accentué cette compétition et les pays ont tenté de se distinguer les uns des autres en oubliant à la fois valeurs et acquis communautaires. Les nouveaux entrants ont accentué la pression et d’autre part ceux qui n’ont pas voulu rejoindre l’euro ont fragilisé la monnaie commune face a ses grands concurrents comme le dollars, le Yen et aujourd’hui le yuan chinois.

Le système économique a organisé les délocalisations pensant laisser aux pays riches les fortes valeurs ajoutées sans les contraintes de la production et un difficulté dialogue social. si l’on rajoute a tout cela la rareté et la cherté des énergies nous avons un bouquet final.

Aujourd’hui les dirigeants allemands et français sont a la barre du devenir de l’Union européenne et le choc est brutal. Comment faire valider en quelques jours ou quelques semaines par les peuples ce que qu’eux mêmes ont contribué à éviter. Les agences de notations et le système bancaire international veut précipiter la prise de décision par ceux qui se sont laisser dépouiller de leur compétence. Ce n’est plus par idéologie volontaire qu’il faut faire l’Europe de la gouvernance mais par contrainte.

Le monde a besoin de stabilité et l’Europe construite est un de ces facteurs. Et pourtant, nous avions les cartes en main lorsque le traité constitutionnel a été présenté. D’ailleurs où sont ceux qui l’ont démonté aujourd’hui ? Qui d’entre eux en reparle ?

Un sommet va entériner les axes définit par la France et l’Allemagne. Si le projet passe, il laisse de la rancoeur chez les 25 autres qui ne sont pas apparus médiatiquement dans les négociations d’écriture d’un nouveau Traité. A ce jour prenons ce qui passe et le choix franco-allemand comme une chance pour aller plus loin à court et moyen terme, pour organiser la réplique politique aux marchés et asseoir l’UE ou tout au moins la zone euro dans les perspectives de gouvernance fédérales qui lui sont désormais nécessaires et qui formeront notre cadre institutionnel habituel de demain.

 

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