Morucci Europe Blog

La campagne présidentielle très franco-française avait occulté l’Europe. Au lendemain de l’investiture du président Hollande l’Europe revient au premier plan de l’actualité. La Grèce inquiète l’Union. Les élus de la législative ne se donnent pas les moyens de constituer un gouvernement et le refus d’appliquer les conditions drastiques que la communauté européenne veut imposer en échange du financement de la crise. Le risque est désormais sérieux de voir le pays sortit de la zone euro et peut même de l’Union européenne.

La question a été au cœur de la rencontre entre la Chancelière allemande et le nouveau président français. A l’unisson les deux chefs d’état ont affirmé l’importance de l’unité européenne et leur volonté de maintenir la Grèce dans la monnaie unique.

L’enjeu est important. La contagion pourrait alors s’étendre et le président français fort de ses promesses électorales serait alors en devoir de jouer les pompiers afin de protéger la France d’un risque lourd.

La soirée allemande a été cordiale. Comme prévu le président français a été accueilli les bras ouverts par Mme Angela Merkel. Mais l’un et l’autre sont semble-t-il resté sur leurs positions. Règlement de la dette et croissance, un pas fait l’un vers l’autre. Sauvetage de l’économie mais aucune information concernant la gouvernance commune de l’économie européenne.

Et cela est bien dommage car au moment où les français célèbrent leur nouveau président l’Asie avance vers la mise en place d’une zone de libre échange. En effet, les dirigeants des trois grandes puissances économiques que sont la Chine, le Japon et la Corée réagissent au ralentissement économique en Europe et Amérique du nord et décident de renforcer les échanges commerciaux à l’intérieur de leur zone économique.

Une raison de plus pour aller vers plus d’Europe et une Europe très structurée. L’union revoir à la baisse ses prévisions pour 2012 et 2013 avec un recul de 0,3% du PIB, des risques de récession pour au moins 4 pays et des déficits qui se creusent pour atteindre les 3,2% du PIB global en 2012.

Tout cela n’est guère réjouissant car la dette de la zone euro devrait atteindre 91,8% du produit intérieur brut. Elle devrait encore s’alourdir en 2013 pour passer à 92,6%. Pour la France les Chiffres de 2013 devrait s’aligner sur les 92 ?5% du PIB.

Des chiffres qui montrent combien l’interdépendance entre les pays européens est étroite, que les élections nationales sont en fait des élections européennes et qu’un pays ne peut annoncer ses propres choix sans tenir compte des choix globaux pour le marché intérieur et des relations avec les autres régions du monde qui n’attendent pas, à raison, pour avancer leurs propres pions.

 

 

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