Morucci Europe Blog

Chronique du 16 décembre 2009

Au moment où l’Europe s’ouvre à de nouvelles perspectives identitaires par l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne. En même temps la France s’interroge sur ce qu’est son identité nationale. D’un côté le premier président du Conseil Herman Van Rompuy s’affirme comme patron de l’union et entend bien être reconnu comme tel, d’un autre la désolation s’installe avec une Rachida Dati désinvolte et dépassée par l’ampleur de sa tâche de représentante du peuple au Parlement européen sur des problématiques qu’elle ne maitrise sans doute pas. D’un côté on trouve un moteur d’un autre on découvre un boulet.

C’est à ce risque que l’on pouvait s’exposer lorsque l’on a vu certains partis politiques constituer leurs listes aux européennes en choisissant des peoples ou des élites des boulevards parisiens plutôt que des gens susceptible de prendre à cœur leur mission et de représenter les circonscriptions au sein desquelles ils ont été élus. D’ailleurs combien en revoit on aujourd’hui rendre compte de leur action au bout de 6 mois de présence au Parlement. Mis combien même madame Dati se soit fait piégée sa solidité est atteinte et la confiance en ses capacités a représenter les Français réduites. Au Parlement elle ne représente pas l’Etat mais bien le peuple. Tôt Au tard, elle devra céder la place à plus motivé qu’elle. Les enjeux sont tels que l’on ne peut accepter qu’elle fasse la maline.

Par contre Herman Van Rompuy a parfaitement compris l’esprit du traité de Lisbonne qu’il entend appliquer à la lettre. Il a décidé, semble-t-il d’incarner l’Union européenne. En tout montrer aux yeux du monde que le numéro de téléphone existe bel et bien. Aux citoyens de l’Union, il semble vouloir offrir la perspective de se raccrocher à sa personne comme identification à l’Union. En interne, il annonce les règles du jeu : le conseil ne fonctionnera qu’avec les chefs d’état et de gouvernement, de manière pragmatique. Et puis il veut prendre ses marques vis-à-vis du couple franco-allemand et du président de la Commission. Efficace, il annonce une stratégie économique claire dans les six mois. Sur le plan de la visibilité internationale, il affirme son leadership sur la présidence tournante, qui, si elle existe encore, devrait perdre de son influence. Ce qui ne va sans doute pas plaire à premier ministre espagnol qui va essuyer les plâtres de la reforme institutionnelle.

Tweet about this on TwitterShare on Facebook0Share on Google+0Share on LinkedIn0
Author :
Print